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Entretien avec NEO sur Les Epis murs

 

 

  http://www.france-info.com/chroniques-le-livre-du-jour-2011-04-30-les-epis-murs-de-lucien-rebatet-533250-81-176.html

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Résumé

   Rebatet ! Lucien Rebatet ! On entend déjà les commentaires. À quoi bon exhumer, rendre à la lumière, rehausser sur le pavois éditorial, photo d’époque, préface émue et dossier critique, les œuvres de celui qui fut, après avoir bataillé à l’Action française, le porte-plume le plus incisif et vitriolant de la Collaboration intellectuelle. Celui qui, à côté de la grande et déferlante célinienne, sanieuse, somptueuse, offrit, avec Les Décombres un scanner amer de l’avant-guerre et de la défaite de 40, pointant là ce qui, pour lui, était les signes sombres de la décadence française : les politiciens, la démocratie, les juifs. En effet, pourquoi. Parce qu’il y a, à Rebatet, un autre Rebatet. Au publiciste pronazi répond en effet, dès les années trente, un esthète, un amateur encyclopédique de littérature, peinture, cinéma et, avant tout, un musicologue éclairé, ardemment moderniste. Ce dernier, on le trouvera s’exprimant dans l’opulente Une histoire de la musique, mais également dans ces Épis mûrs que Gallimard publia en 1954 et que réédite aujourd’hui Le Dilettante avec une étude du critique musical Nicolas d’Estienne d’Orves. Ce Doktor Faustus (Thomas Mann) à la française déploie pour nous le destin fracassé de Pierre Tarare, rejeton frondeur d’un chapelier et d’une mère anxieuse et surtout, avant tout, génie musical en herbe. Depuis les premiers tapotis prometteurs sur le piano familial jusqu’à l’adoubement solennel de Fauré et d’Enesco, ce roman nous expose la croissance contrariée, l’expansion douloureuse d’un autre Berlioz ou Wagner, infatigable et conscient de son avant-gardisme génial. Une « courbe de vie » endiguée par la férule imbécile du père, troublée par les soubresauts de la sexualité et le traditionalisme, finalement bienveillant, des professeurs. À l’heure de la reconnaissance et de la célébrité internationale, c’est un autre tonnerre qui attend Pierre Tarare : celui de la Première Guerre mondiale. Chronique d’un gâchis dénoncé, ce roman est également une peinture passionnée, et cocasse, des combats houleux de la modernité musicale des années trente. Comment a-t-il pu y avoir des « maîtres chanteurs » à « Nuremberg » ? Telle est toujours la question.

Extrait

« Viñes, lui dit Fauré, vous savez que j’ai eu dans ma classe Ravel, Schmitt, Enesco, et pas mal d’autres assez bons. Eh bien je pense que j’ai raté le plus grand musicien français des cinquante prochaines années : sans doute ce gamin en costume bleu que vous avez croisé dans le couloir. »

Presse

Rebatet, l'art et les décombres
Le destin de Pierre Tarare, ce génie dont le XXe siècle avait besoin, mais dont l'a privé l'imbécile guerre civile européenne, a de toute évidence une forte teneur symbolique, et Nicolas d'Estienne d'Orves, lui-même belle plume et musicologue averti, dans une pertinente étude, fait un très intéressant parallèle entre Rebatet et son héros, qui apparaît comme son double métaphorique (…) Cet ouvrage sombre et grinçant, stylé, maîtrisé, érudit et douloureux a souffert en son temps de la malédiction politique s'attachant à son auteur.
Laurent de Caunes, L'Opinion Indépendante du Sud Ouest, vendredi 8 avril 2011

Chronique d'un gâchis dénoncé, ce roman est une peinture passionnée et cocasse des combats houleux de la modernité musicale des années 1930. 
Jean-Yves Vis, Le Journal du Centre, 8 avril 2011

Une magistrale divagation dans le monde élitiste de la musique qu'on dit grande, faute de la comprendre ou de l'aimer
(…) Le reste n'est que brillantissimes promenades démonstratives sur la musique. Sous sa plume, tout devient vie, et tout devient simplicté. 
Jean Chalvidant, Critica, 3 avril 2011

La musique adoucit les meurtres

Les Épis Mûrs est une œuvre magnifique: l'histoire d'un jeune homme destiné à révolutionner la musique mais qui durant l'offensive  d'Artois, tombe sous la mitraille…française. Un monumental gâchis. Comme la propre vie de Rebatet. 
François Julien, VSD, 24/30 mars 2011

 

 

 

http://www.ledilettante.com/fiche-livre.asp?Clef=1091

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Toutes les critiques du Vinneuil sur l'excellent site du cinéphile Mister Arkadin :

 

 

http://mister-arkadin.over-blog.fr/article-pleins-feux-sur-vinneuil-44157068.html

 

 

 

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Comme on pouvait s’y attendre, la presse de la droite nationale fut la plus prompte, et pratiquement la seule, à rendre compte du recueil des écrits de cinéma de Lucien Rebatet auquel j’ai contribué, mis à part l’éditeur Raphaël Sorin, le premier à s’être manifesté, sur un blog hébergé par Libération.

Quelques publications plus universitaires (une en outre spécialisée en cinéma) s'y sont cependant aussi intéressées.

 

INTERNET :

- Sorin (Raphaël), « Lucien Rebatet, toujours infréquentable ? », "Les divagations de Raphaël Sorin", 18 décembre 2009 ; reproduit sur  le site "Ring", où l'article est également commenté lors d'un entretien (le 29 mars 2010) et sur le blog "Images volées des temps enfouis" le 16 juin 2010

- Buster, « T'occupe ! L'oeil de Vinneuil », "Balloonatic", 17 mai 2010

- Dreneau (Thomas), « Lucien Rebatet. Pour le septième art », revue électronique Arès

- Vernet (Guillaume), « Comment rééditer Lucien Rebatet », "Non-Fiction" , 14 juillet 2010 (annoncé en tête de la page d'accueil du site) ; en partie reproduit, sous le titre « Un nazi français réhabilité », sur le blog de Jean Lévy, pour lequel « publier, aujourd'hui, les articles d'un tel individu, qui aurait été fusillé s'il ne s'était pas réfugié chez Franco [sic], à la Libération , démontre la volonté de l'élite européenne [re-sic], qui nous gouverne, de réhabiliter le fascisme en tant que tel au nom de l'anticommunisme »

- Assouline (Pierre), « Rebatet alias Vinneuil : "le cinéma est une arme de guerre" », "La République des livres", 22 juillet 2010

- Alapetite (Bernard), « N'oublions pas Lucien Rebatet », "Images volées des temps enfuis", 24 juillet 2010 ; en réaction au précédent, qui est reproduit


PRESSE [cliquer sur les articles scannés pour les voir en entier] :

 

- « Rebatet-Vinneuil », Rivarol, n°2925, 30 octobre 2009

 

- Prieur (Joël), « Quand Lucien Rebatet se faisait des films », Minute, 23 décembre 2009, p.14

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- Laudelout (Marc), « Lucien Rebatet, critique cinématographique », Le Bulletin célinien, 29ème année, n°315, janvier 2010, p.14-15

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- Faits & Documents, lettre d’informations confidentielles d’Emmanuel Ratier, n°289, 15-31.1.2010, p.10

- Moudenc (P.-L.), « Le cinéma de Lucien Rebatet », Rivarol, n°2937, 29 janvier 2010, p.15

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- Eibel (Alfred), « Pertinent : Quatre ans de cinéma (1940-1944) », Valeurs actuelles, 11 février 2010, p.59

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- « Note de lecture », Réfléchir & Agir, n°34, hiver 2010, p.54

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- Azalbert (Nicolas), « Rebatet sorti des décombres », Cahiers du cinéma, mars 2010, p.50.

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- Multeau (Norbert), « Rebatet : un anarcho-fasciste au cinéma », La Nouvelle Revue d’Histoire, n°47, mars-avril 2010, p.24-25.

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- Maubreuil (Ludovic), « Rebatet précurseur de la Nouvelle Vague », Éléments, n°135, avril-juin 2010, p.18.

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- Bergeron (Francis), « Rebatet et Tulard amoureux du cinéma », Synthèse nationale, n°18, mai-juin 2010, p.93-96

Le hasard des programmations d’éditeurs a fait sortir simultanément deux gros livres sur le cinéma, le Dictionnaire amoureux du cinéma, de Jean Tulard, et Quatre ans de cinéma (1940-1944), de Lucien Rebatet. Ces deux ouvrages sont sur ma table de nuit, et je ne me lasse pas, chaque soir, d’en lire quelques pages.

Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, professeur émérite à la Sorbonne,  Jean Tulard, est un auteur passionné, avec des passions incroyablement éclectiques. On connait de lui ses ouvrages, qui font systématiquement référence, sur la bande dessinée, le roman policier, Napoléon, la Révolution et l’Empire, et aussi sur le cinéma, bien entendu. Ses différents dictionnaires du cinéma, son Guide des films en trois volumes, sont des « incontournables ». Il n’est pas étonnant que Jean-Claude Simoen, directeur de collection chez Plon, ait pensé à lui quand il s’est agi d’ajouter un livre sur le cinéma dans sa célébrissime collection des « dictionnaires amoureux ».

Les dictionnaires amoureux, on en a compris à présent la recette : trouver un thème fédérateur, faire écrire une sorte de mini-dictionnaire avec deux ou trois cents entrées, par un auteur (pas forcément un professionnel de l’écriture) ayant des liens très étroits avec le sujet, une forte notoriété et une forte crédibilité, au regard de ce thème. Cela nous donne par exemple (pour citer des auteurs plutôt sympathiques) Jean des Cars parlant des trains, Christian Millau de la gastronomie, Frédéric Vitoux des chats, Paul Lombard de Marseille, Denis Tillinac de la France, Jacques Vergès de la justice ou Dominique Venner de la chasse. Le Dictionnaire amoureux du cinéma est un pavé de plus de 700 pages qui, de A comme Actualités à Z comme Zorro, nous livre toutes les « petites madeleines » de Jean Tulard.

Lucien Rebatet, inutile, sans doute de le présenter aux lecteurs de Synthèse nationale. Mais peut-être ignorent-ils, ces mêmes lecteurs, que, sous le pseudonyme de François Vinneuil, l’auteur des Décombres, des Mémoires d’un fascisteDeux Etendards fut aussi un formidable critique de cinéma. Ses articles dans L’Action française et Je Suis Partout, avant-guerre, dans Dimanche-Matin, L’Auto-Journal et Le Spectacle du monde, après guerre, en font l’un des meilleurs, l’un des plus grands, dans cette spécialité.  Les éditions Pardès viennent de publier en un recueil de 400 pages les critiques de la période de l’Occupation. Pourquoi commencer par cette époque ? Philippe d’Hugues, le maître d’œuvre de l’ouvrage (assisté pour l’occasion par Marc Laudelout, Philippe Billé et Pascal Heu), explique dans la préface que les années d’Occupation furent des années d’effervescence, qui ont donné lieu à une « extraordinaire renaissance du cinéma français ».et que sur cette période Rebatet-Vinneuil  fit preuve d’un flair fameux : « Il est frappant de voir, cinquante ans après, que ces choix, opérés  avec fougue, dans l’emportement d’une période aussi bouleversée, sont confirmés presque textuellement par les meilleurs connaisseurs d’aujourd’hui ». et des

Parce que Tulard est précisément l’un de ces fameux « meilleurs connaisseurs », parce qu’il découvrit le cinéma sous l’Occupation, il est amusant, bien évidemment, de confronter ses jugements du Dictionnaire amoureux avec les critiques de Vinneuil portées à chaud. C’est un exercice qui confirme les géniales intuitions de ce dernier. Par exemple dans le film Les Visiteurs du soir, Vinneuil juge l’acteur Jules Berry « d’un prodigieuse originalité, étincelant, volubile, humoriste (…), l’une des plus étonnantes compositions de sa carrière ». Qu’en dit Tulard, soixante-cinq ans plus tard ? « Il fut d’abord (…) le Diable des Visiteurs du soir, un diable jouant avec le feu, et finalement un bon diable face à des amoureux godiches (…). Elégant, désinvolte, tourbillonnant, il volait la vedette aux jeunes premiers, bien fades (…) ».

Autre exemple : Tulard (dans un article émouvant, comme est émouvant son article sur l’acteur Le Vigan) classe Henri-Georges Clouzot parmi les meilleurs réalisateurs français, et le qualifie même de génie. Dans un article du 8 octobre 1943, Vinneuil écrivait : « Henri-Georges Clouzot est un des huit ou dix jeunes auteurs d’indéniable talent qui se sont révélés depuis l’armistice dans le cinéma français ».

Arrêtons-nous là. Le lecteur pourra se livrer lui-même à ce petit jeu, sous réserve de se procurer ces deux ouvrages (cinq kilos de lecture environ !).

Notons d’ailleurs que, page 213 de son Dictionnaire amoureux, Tulard, évoquant « les trois cent douze critiques de cinéma ayant compté », cite lui-même Rebatet-Vinneuil (ainsi que Brasillach).

Si je devais conseiller un troisième livre, à lire actuellement sur le cinéma, je suggérerais celui de Dominique Borde, Roman du cinéma français (1960-1970), qui vient de paraitre aux Edition du Rocher. Dominique Borde, qui fut très longtemps critique de cinéma au Figaro, et qui a bon esprit, nous raconte ce second âge d’or du cinéma français.

Fermez les yeux, et alignez sur le papier tous les noms de films, d’acteurs, de réalisateurs français, qui vous viennent instantanément à l’esprit, concernant les années 60. Pour moi, cela donne par exemple Le Trou, Le Feu follet, La Ligne de démarcation, Paris brûle-t-il ?, Les Demoiselles de Rochefort, Les Tontons flingueurs, Un Singe en hiver, L’Homme de Rio, Le 317e Section, Week-end à Zuydcoote, Le Caporal épinglé, Le Cave de rebiffe, La Cité de l’indicible peur, La Grande Vadrouille, Les Aventuriers, L’Armée des ombres, Le deuxième souffle, Le Cercle rouge, Le Franciscain de Bourges, La Horse, Ma Nuit chez Maud et aussi Belmondo, Lautner, Audiard, Delon, Verneuil, Enrico, Melville, Dufilho, Ventura, Rohmer etc. Une avalanche de chefs d’œuvres et d’acteurs et réalisateurs de premier plan.

Quel rapport, allez-vous me demander, entre le cinéma de 1940 à 1944, celui des années 1960, et le thème général de ce numéro de Synthèse nationale consacré à la résistance au mondialisme ? Aucun, sans doute.

Notons toutefois que les deux âges d’or du cinéma français ont correspondu à deux époques où les circonstances de l’histoire de notre pays ont conduit cette industrie à chercher dans ses propres ressources – et pas ou peu ailleurs – les talents, et les fondements de son inspiration. Une petite leçon à méditer, en passant.

- Beaupte (Gilles de), « Histoire cinématographique », Le Choc du mois, n°37, mai 2010, p.66.

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- Bourget (Jean-Loup), « Rebatet dans la Pléiade ? » (rubrique « Chantier de réflexion »), Positif, n°591, mai 2010, p.59-61 (annoncé en une).

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- Y.A. (Yves Avril), compte rendu, Bulletin des lettres (Lyon), n°692, juin-juillet 2010, p.51

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- Références de l'ouvrage données dans la section « Livres choisis », Commentaire, n°130, été 2010, p.569 : « L. Rebatet. - Quatre ans de cinéma (1940-1944). (Textes réunis, présentés et annotés par Ph. d'Hugues, Pardès, 2010, 409 p.) »

- Astruc (Alexandre), « Rebatet ou La nostalgie n'est plus ce qu'elle était », Commentaire, n°13, hiver 2010-2011, p.1131-1132

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- Un compte rendu était envisagé dans la revue Transfuge, mais ne paraîtra finalement pas.

- Compte rendu de François Albera à venir dans 1895 (revue de l'Association française de recherche en histoire du cinéma), décembre 2010

 

RADIO :

- « Libre journal des historiens » (Bernard Lugan), Radio Courtoisie, jeudi 10 décembre 2009, de 19h30 à 21h00 : Philippe d’Hugues (critique et historien du cinéma), pour ses deux derniers livres, Agenda du cinéma français 2010 (Éditions NRH) et Quatre ans de cinéma (1940-1944), recueil des écrits sur le cinéma de François Vinneuil (Éditions Pardès) - Enregistrement

- « Libre journal du cinéma » (Philippe d’Hugues), Radio Courtoisie, 24 décembre 2009 : Actualité des publications, par Philippe d’Hugues - Enregistrement

- « Libre journal de la Résistance » (Emmanuel Ratier), Radio Courtoisie, mercredi 13 janvier 2010, de 19h30 à 21h00 : Philippe d’Hugues et Pascal Manuel Heu (historiens et critiques de cinéma), pour le livre Quatre ans de cinéma 1940-1944 (Éditions Pardès), recueil d’écrits sur le cinéma de Lucien Rebatet, préfacé par le premier, postfacé par le second - Enregistrement

- Libre journal du cinéma (Philippe d’Hugues), Radio Courtoisie, 21 janvier 2010 : Actualité des publications, par Philippe d’Hugues et Pascal Manuel Heu - Enregistrement

- « Libre journal de Claude Giraud » (Christian Brosio), Radio Courtoisie, jeudi 28 janvier 2010, de 19h30 à 21h00 : « Lucien Rebatet : "Quatre ans de cinéma (1940-1944)" », avec Philippe d'Hugues (critique et historien du cinéma ; auteur de la préface du recueil des écrits de Lucien Rebatet sur le cinéma), Gilles de Beaupte (professeur de philosophie ; président des Études rebatiennes) et Arnaud Guyot-Jeannin (journaliste) - Enregistrement

- « Libre journal de la nuit » (Paul-Marie Coûteaux), Radio Courtoisie, mercredi 3 février 2010, de 21h30 à 23h00 : « Actualité cinématographique », avec Benoît Gousseau, (rédacteur en chef de Politique Magazine, critique littéraire)

- « Livre du jour : Trésors en poche » (Anne Brassié), Radio Courtoisie, jeudi 4 février 2010, de 10h45 à 11h30 : Philippe d’Hugues (critique et historien du cinéma), principalement à propos de l’ouvrage Histoire des lettres en France : le pré-Moyen Age & Deux poètes oubliés : Saint Avit et Fortunat de Robert Brasillach publié aux Editions de La Reconquête, mais aussi des ouvrages de Lucien Rebatet, Quatre ans de cinéma (1940-1944), chez Pardès, Les tribus du cinéma et du théâtre, également publié aux Editions de La Reconquête

- « Libre journal de l’Identité » (Pierre-Alexandre Bouclay), Radio Courtoisie, vendredi 12 mars 2010, de 12h00 à 13h30 (de la quarantième à la quarante-cinquième minutes) : « Baguenaudage dans la littérature identitaire », notamment avec Arnaud Guyot-Jeannin, qui recommande Quatre ans de cinéma - Enregistrement

- « Libre journal des Lycéens » (Xavier Delaunay), Radio Courtoisie, samedi 13 mars 2010, de 12h00 à 13h30 : « Que voir au cinéma ? », avec Arnaud Guyot-Jeannin (journaliste), Pascal Manuel Heu (chercheur en histoire du cinéma et critique) et Pascal Lassalle (historien) - Enregistrement 

 

 

 


En bonus, quelques anciennes émissions sur Lucien Rebatet :

- Radio Courtoisie, « Libre journal de Patrick Peillon », 9 juin 1994, avec Philippe d’Hugues et Jean-Paul Angelleli : face A ; face B
- Radio Courtoisie, « Libre journal des Lycéens », 27 février 1993, avec Rémi Perrin : face A ; face B

Attention : les débuts de chaque enregistrement sont très mauvais ; la suite un peu meilleure.

- Cassette Raimu : face A ; face B ; extrait Rebatet (« Raimu l’irremplaçable »)

 

 

 


 

 

L'ouvrage de Rebatet publié en 1954, Les Epis murs est réédité aux Editions de la Reconquète :


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http://www.editionsdelareconquete.com/les_epis_murs.php




Tout le monde connaît le romancier des Deux Étendards, le pamphlétaire des Décombres ou le grand historien de la musique. Mais beaucoup ignorent ou ont oublié que Lucien Rebatet, qui avait d’autres cordes à son arc, fut aussi un très grand critique de cinéma, le plus grand, selon un augure comme l’antifasciste Nino Frank.

Sous son pseudonyme de François Vinneuil, longtemps plus célèbre que son nom véritable, il écrivait avant la guerre à L’Action française et Je suis partout et, sous l’Occupation, dans le même hebdomadaire. À sa sortie de prison, et jusqu’à sa mort, il reprit cette activité dans Dimanche matin, L’Auto-Journal et Le Spectacle du monde, notamment. L’ensemble représente une masse considérable d’articles exceptionnels qui méritent publication.

Avec Quatre ans de cinéma, on a commencé par ceux de l’Occupation, à cause de l’intérêt historique de la période et de la qualité particulière de la production cinématographique d’alors. C’est aussi le temps où l’influence de Rebatet est à son apogée. Il contribue plus que n’importe qui à révéler les nouveaux talents qui surgissent alors (Autant-Lara, Becker, Bresson, Clouzot,Delannoy) et à défendre, en oubliant tout clivage politique, des maîtres d’avant-guerre comme Carné et Grémillon, ou de bons artisans comme Joannon, Decoin et Christian-Jacque. C’est lui qui, le premier, ferraille allégrement pour imposer ces futurs classiques, souvent d’abord contestés et aujourd’hui illustres: L’assassin habite au 21, Le Corbeau, Goupi Mains-Rouges, Le Mariage de Chiffon, Douce, Les Anges du péché, Les Inconnus dans la maison, La Symphonie fantastique, La Main du Diable, L’Assassinat du Père Noël, Le Carrefour des enfants perdus, Pontcarral, et dix autres que dominent deux titres phares : Les Visiteurs du soir et Le ciel est à vous, chevaux de bataille du critique dans son incessant combat pour la renaissance du cinéma français.

L’évocation colorée – pleine de passion et d’animation – de ces œuvres, du contexte politique – qui fut celui de leur apparition – et de la toile de fond historique qui en constitue l’arrière-plan, les sorties virulentes contre Vichy et Londres, contre les gaullistes, les communistes et les « terroristes » ; tout cela donne lieu à une fresque pleine de bruit et de fureur.

Livre de cinéma d’une importance majeure, Quatre ans de cinéma offre en creux une image oblique des quatre années les plus tragiques de notre histoire. Voilà qui en redouble l’intérêt et en fait un livre capital et sans équivalent.




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Textes réunis, présentés et annotés par Philippe d’Hugues avec la collaboration de
Philippe Billé, Pascal Manuel Heu et Marc Laudelout

SOMMAIRE
Avertissement
Préface de Philippe d’Hugues:
Lucien Rebatet alias François Vinneuil
ARTICLES DE 1941
ARTICLES DE 1942
ARTICLES DE 1943
ARTICLES DE 1944
Postface de Pascal Manuel Heu:
Situation de François Vinneuil,chaînon manquant de la critique du cinéma en France
Bibliographie
Articles de Lucien Rebatet parus dans Je suis partout entre 1941 et 1944, non retenus dans le présent recueil
Index des noms propres
Index des oeuvres cinématographiques


http://mister-arkadin.over-blog.fr/article-une-bonne-reponse-la-publication-de-vinneuil-39112873.html







Le site de la revue : http://livr-arbitres.over-blog.com

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Sur le site de la revue Tausend Augen : http://ta.hautetfort.com

D'une certaine tendance de la critique cinématographique française

a66f7dbdeedf3b8bda04ef0f834b4f78.jpg"Au début des années 30, alors que le cinéma parlant français cherche encore ses repères entre le muet et le théâtre dans le confinement des expérimentations et des discussions de cinéastes, peu de journalistes ou de critiques d’art s’intéressent à ce genre par trop populaire, trop bâtard, trop neuf. Paradoxalement, l’une des premières défenses aiguisées du jeune cinéma parlant parait dans le journal royaliste et ultra réactionnaire dirigé par Charles Maurras, le grand ennemi de la modernité : Lucien Rebatet signe les critiques cinématographiques hebdomadaires de l’Action Française dès février 1930. Rebatet, qui commence alors une longue carrière de critique de cinéma, se bat pour l’avènement d’un cinéma pur, délié du théâtre, un cinéma où le mouvement, la pensée visuelle de « l’auteur » du film serait mise pleinement à contribution. Rebatet, plus connu pour avoir été le fer de lance de la collaboration intellectuelle parisienne et pour avoir prôné un fascisme à la française teinté du plus haineux des antisémitismes, est vraisemblablement l’un des hommes qui a le plus influencé la pensée critique du cinéma en France. Les concepts phares de la « politique des auteurs » furent forgés par les jeunes-turcs de L’Action Française des années 30, Brasillach, Rebatet, ces pères indignes dont les noms allaient disparaître après la guerre."

 

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Retrouvez l'intégralité du texte de Vincent Joos dans le dossier du n°32 de Tausend Augen (à paraître) consacré aux représentations de l'identité de gauche au cinéma.


Source : http://ta.hautetfort.com/archive/2008/02/09/d-une-certaine-tendance-de-la-critique-cinematographique-fra.html  

 

 

 

 





Sur le site du critique et historien du cinema Pascal Manuel Heu (http://mister-arkadin.over-blog.fr/) :

Dans le n°252 de Studio (décembre 2008, p.108-111, « Plus haut, Lola, plus haut... »), Marcel Ophuls donne sa version des déboires rencontrées par Lola Montes, le film de son père Max, et de sa réhabilitation, d'abord critique, grâce principalement à François Truffaut (des extraits de son articles des Cahiers du cinéma ici), puis technique.

Complétons ce salutaire rappel en reproduisant le texte publié en janvier 1956 par François Vinneuil, l'ancien critique cinématographique de L'Action français, du Petit parisien sous l'Occupation et de Je suis partout, en première page de Dimanche-Matin. Pourquoi celui-ci ? Parce que c'est sans doute l'un des plus difficiles à trouver et parce que Max Ophuls, qui ne le découvrit que quelques mois plus tard (ses producteurs ayant omis de lui adresser les articles favorables à son film), écrivit à son auteur que sa critique lui avait redonné le moral et qu'il la « relirai[t] chaque fois [qu'il] aurai[t] besoin d'un encouragement » (courrier du 1er septembre 1956).


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« Délice du cinéma baroque. L'Affaire "Lola Montès" », par François Vinneuil

Il y a donc une affaire « Lola Montès »...

Puisque le hasard veut nous en parlions les derniers, reprenons les choses par le commencement. Max Ophüls, célèbre depuis le ravissant « Liebelei » (1932), fort d'un succès récent - « commercial » mais honorable, « Madame de... » - est engagé par un producteur plein de faste. Crédits illimités ! Il s'agit de faire encore plus grand, plus clinquant, plus riche que « La Dubarry », que « Lucrèce Borgia ».

Scénario ? Lola Montès. Une biographie colorée, en effet, dont tous les détails peuplent une quinzaine de livres. Une aventurière à tous crins, mi-Andalouse, mi-Irlandaise, mauvaise danseuse, mais pourvue d'une quantité d'autres talents. Liszt, son amant pendant quelques semaines, pour s'en débarrasser fila à l'anglais en l'enfermant à double tour dans une chambre d'hôtel où elle mena un tapage d'enfer et fracassa tout durant douze heures. Quelques années plus tard, elle subjuguait l'aimable Louis Ier, roi de Bavière, souverain non moins artiste et romantique que son petit-fils Louis II et âgé à l'époque de plus de soixante ans. Elle l'enjola si bien qu'elle faillit devenir reine, après avoir fait chasser l'archevêque, bouleversé toute la cour de Munich. Il fallut une émeute de la population pour qu'elle renonçât à la couronne et prit le large.

Bon. Il n'est pas question, naturellement, de montrer dans sa vérité cette terrible et superbe lionne. On édulcore, on gomme, on ponce. Lola sera une touchante victime de l'amour. Pour être encore plus sûr de bien s'installer dans le roman de midinette, on fera jouer cette Lola par Mme Martine Carol.

Notre Ophüls accepte tout : la vedette banale, les fades et niaises consignes.

On pouvait faire avec la vraie Lola un film d'un relief balzacien, d'une acuité stendhalienne. Tant pis. Ophüls s'en fiche. Ce film, du reste, ne serait sans doute pas dans ses cordes, dans son tempérament. Ophüls a son projet. Puisqu'il est passagèrement si riche, il va s'offrir un de ces luxes dont l'occasion ne se rencontre guère plus d'une fois dans une carrière de cinéaste. Il va faire un film d'abord pour lui, le film souvent rêvé, avec toute les libertés, toutes les fantasmagories si belles dans la tête et que la finance et l'industrie rendent toujours irréalisables. Ce film qu'il avait pu tenter à moitié dans « La Ronde », mais qu'il va recommencer avec les moyens les plus neufs, couleurs, cinémascope...

C'est assez dire déjà que notre auteur n'a rien de commun avec tant de cinéastes à qui l'on offrit aussi la carte blanche et qui ne surent qu'avouer leur vide prétentieux.

Ophüls, lui, a de l'imagination et, merveille ! une imagination foncièrement, totalement, délibérément cinématographique.

Et en avant ! Vingt-deux semaines de tournage, quatre-vingt-cinq kilomètres de pellicule accumulés, six cent quarante-huit millions de devis. Une de ces folies qui rendent encore de temps à autre l'Europe supportable...

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Le résultat est exquis.

On m'avait parlé d'une orgie tourneboulante, extravagante de travellings, de vues plongeantes et tout ce qui s'ensuit.

L'orgie existe. Mais ce n'est jamais cette virtuosité creuse qui fatigue si vite, ces cadrages trop médités qu nous font hausser les épaules. Ophüls se délivre d'un lyrisme trop longtemps comprimé. Son film respire la joie du créateur qui envoie toutes les concessions et toutes les habitudes par-dessus les moulins.

Rien de plus fastidieux, par exemple, qu'un défilé militaire que l'on monte comme un clou, une des preuves que les réalisateurs n'ont reculé devant aucune dépense. Ophüls ne le sait que trop bien. Alors, il se permet de déplacer huit cents hommes, des canons, des chevaux, pour les faire passer en troisième plan, entre les ombrelles. Et l'image d'Epinal redevient pittoresque, imprévue, toute brillante de vie. Et Ophüls a déjà peuplé de cinq cents figurants le café-concert en plein air que Lola traverse en coup de vent.

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Puisqu'on dispose de cette magnifique, colossale machinerie, c' »set pour s'en servir, que diable ! Une salle d'Opéra ? Sera-ce cet éternel « plan d'ensemble » de cinquante ou soixante « frimants » au coude à coude et deux ou trois photos d'une glotte de cantatrice ? Non. Ce sont d'abord les deux doigts gantés du roi qui reproduisent sur le velours du rebord de loge les pas de la danseuse, puis toute la loge du roi, puis le premier balcon, avec tout son monde, puis le second, puis le « paradis ». Et le lustre, et un gros plan du lustre pour achever cette séquence délectable. Cela coûte aussi cher que de reconstruire en studio la salle entière et la scène de l'Opéra-Comique. Mais il nous semble que c'est la première fois, depuis de longues années, que le cinéma nous emmène au théâtre.

On n'en finirait pas de dénombrer les richesses de ces deux mille cinq cents mètres de pellicules gardés par Ophüls. Il nous offre un cirque de rêve, ce cirque aux agrès vertigineux, aux perspectives fantastiques qui ne peut exister que par le cinéma. Il nous offre un emploi sans précédent de la couleur, cette symphonie de reflets de l'Hôtel des Palmiers avec ses glaces, ses verres cathédrale, son fouillis luisant, cet automne italien tout doré, et la berline se dore elle aussi pour parfaire cette harmonieux accompagnement à la mélancolie légère d'un adieu sans pleurs. Par des « caches », par des ombres adroitement ménagées, il nous donne ce « grand écran variable » que nous avons réclamé dès la première heure du cinémascope.

ET le décor du moindre plan de trois secondes est habillé, meublé, peint, éclairé avec autant de raffinement que si un prince devait y vivre jusqu'à l'épilogue. Ne faudrait-il pas remonter à « La Kermesse » de Jacques Feyder pour retrouver un film dont chaque détail, chaque mètre portât un à tel point la marque de son auteur ?

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C'est un film pour les poètes et les artistes. Il est donc normal que les vrais créateurs de cinéma, tels Jacques Becker, s'enthousiasment pour lui.

Normal aussi, malheureusement en 1956, que le public s'étonne, ne s'y reconnaît plus... Que ce soit sa faute, non. Mais à coup sûr celle des chroniqueurs, des « guides » qui font chorus avec lui, sont désappointés comme lui qu'on ne leur serve pas la petite histoire traditionnelle, signalisée comme une route nationale.

L'histoire, du reste, est dans le film. Mais conçue en « flash back » classique, elle est racontée pour les yeux. Et elle prend, sous cette forme, une verve étonnante, raccourcis, métaphores, transitions vives, cocasses, délicieusement habiles entre la parade du cirque Mamooth et l'ancienne réalité.

Je ne sais rien qui, pour ma part, me venge davantage des films discours que ce dialogue « d'accompagnement », un peu déchiqueté, abandonné, repris, machinal, combien plus conforme à la vie que les tirades sur mesures de nos paroliers célèbres !

« Lola Montès » pétille d'esprit. Mais d'un esprit qui n'est pas dans le mot, ce serviteur si souvent abusif. Ophüls l'a remis dans les images, vraie substance de son art à lui.

Et si Martine Carol, malgré des efforts méritoires, n'est pas la femme du rôle, qui revenait de droit à la belle Maria Felix, bref, si, dangereusement grimée en brune, elle est le seul poids mort du spectacle, la distribution est des plus alléchantes, avec l'abatage, la carrure d'Ustinov, le charmant Anton Walbrook, l'ancien héros de « Mascarade », d'une sensibilité, d'une finesse parfaites dan le rôle du roi, les silhouettes de l'étudiant Werner de Guisol, des clowns, des nains et ces personnages hoffmanesques qui traversent à chaque instant l'écran.

Ajoutons que la partition qu'a signée M. Auric est autrement étoffée que la rengaine universelle de « Moulin-Rouge ».19001389.jpg

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L'incertitude du public devant « Lola Montès » prouve à quel point il s'est déshabitué de tout un cinéma auquel le préparaient jadis, sur le mode facile, des opérettes comme « Le Congrès s'amuse », des revues comme « 42e Rue ». Mais aussi, pourquoi lui a-t-on tellement vanté des sous-produits du théâtre, aux ambitions figées ?

Ce qui devient incroyable, c'est que plusieurs « guides » protestent quand Astruc ou Becker vantent le goût de Max Ophüls. Sand doute, ce n'est pas le goût latin de René Clair. C'est le goût baroque de cette Germanie du Sud, Autriche, Bavière, qui a toujours été la partie artistique d'Ophüls, Allemand de l'Allemagne industrielle, si je ne me trompe... Jamais sans doute, on n'avait transposé à l'écran avec autant de bonheur et de faconde cette esthétique un peu délirante mais si savoureuse, celle de Salsbourg, de Wurtzbourg, du « Rosen Kavalier » de Richard Strauss.

« Lola Montès » : le seul film, depuis « La Strada », que j'aie voulu revoir deux fois d'affilée, avec un plaisir qui ne s'émoussait pas.

Moi, je verrais, je reverrais dans ce style-là tout ce qu'on voudrait, et les « séries noires, et les westerns, et même les « Signes de la Croix » !

Et, en tout cas, si les prix avaient encore le moindre sens, si les jurys songeaient enfin à soutenir les œuvres originales, fécondes, aventurées, le « Lola Montès » d'Ophüls devrait être le film le plus couronné cette saison.


Ces amabilités entre Ophuls et Vinneuil peuvent paraître d'autant plus surprenantes qu'il s'agit d'une réconciliation, la gratitude d'Ophuls n'en étant que plus remarquable, vu les propos peu amènes que le second tint sur le premier dans son pamphlet Les Tribus du cinéma et du théâtre, publiés à Paris en 1941 dans la collection "Les Juifs en France" des Nouvelles Éditions Françaises". En voici un extrait, prélevé page 85 :

« Pour les fameuses gloires du cinéma allemand, j'ai signalé le brusque dégonflement qu'elles subirent sitôt arrivées chez nous. Le cas le plus étonnant fut celui de Max Ophüls, qui débarquait de Vienne, précédé par la réputation de Liebelei, films d'une délicieuse sensibilité, et d'une facture de grand virtuose. M. Max Ophüls, une fois installé à Paris, commença à faire la petite bouche. Aucun des scénarios qu'on lui soumettait n'était digne de son génie. Il fallut mobiliser en son honneur Mme Colette, qui écrivit consciencieusement l'histoire et les dialogues de Divine. M. Ophüls dut se résigner enfin à tourner. Son produit fut une pauvre chose gauche et informe. Sur le plateau, M. Ophüls était apparu égaré, bafouillant, tâtonnant. Les langues se délièrent et on apprit que selon toute vraisemblance, M. Ophüls avait à peine mis la main au Liebelei viennois.

 » A la lumière de ce fait, il faudrait réviser beaucoup d'illustrations du cinéma juif, rechercher les complicités tortueuses, les chantages, les pressions qui leur permirent de s'établir. On y verrait qu'après l'usurpation de la propriété matérielle, les Juifs pratiquent aussi froidement celle de la propriété spirituelle, et que parmi leurs plus fameux metteurs en scène, abondent les vulgaires négriers. Privés à Paris de leurs esclaves, ils ne pouvaient manquer de laisser transparaître leur imposture. »


http://www.mediafire.com/download.php?jgzdnzn3mjk

Lien vers le téléchargement d'une emission de radio au cours de laquelle furent présentées les Etudes rebatiennes (Emission de Radio Courtoisie du 22/11/2008) à partir de la 49ème minute http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-25023656.html).


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